Date d'impression : 23.09.20
Page: https://www.horizon2020.gouv.fr/cid152185/devenir-expert-evaluateur.html
Recherche Experts Instrument PME

La Commission européenne recherche continuellement des experts indépendants chargés de l’évaluation des projets.

Actualité
03.06.2020

Chaque année, environ 20 000 experts prennent part à l'évaluation de projets du programme cadre de R.et I. Horizon 2020. Il n’est pas prévu de changement majeur pour son successeur Horizon Europe (2021 – 2027). Les experts évaluateurs sont recrutés par la Commission européenne à partir d’une base de données.

  • La C.E. recrute des experts dans toutes les thématiques du programme cadre, chercheurs mais aussi spécialistes de leur domaine, secteur public ou privé.
  • Au-delà de l’équilibre recherché entre les académiques et les professionnels, l’équité entre hommes et femmes est importante.
  • Les experts sont appelés à des missions d’évaluation de projets, mais aussi de suivi d’actions, de la préparation, du suivi et de l’évolution des programmes et des règles de participation.

Profil recherché

  • Posséder un haut niveau d’expertise dans un champ de compétence défini ;
  • Faire preuve d’indépendance: l’expert évalue en son nom propre, ne représente ni son employeur, ni son pays ;
  • Faire preuve d’impartialité, objectivité et de précision : toutes les propositions sont sur le même pied d’égalité et évaluées selon leurs seuls mérites, quels que soient leur origine ou le nom des auteurs ;
  • Être disponible occasionnellement pour des missions de courte durée ;
  • Posséder une bonne maîtrise de l’anglais ;
  • Maîtriser les nouvelles technologies de communications.

Pourquoi devenir expert et quels bénéfices en retirer ?

Participer à l’expérience d’être expert évaluateur apporte une plus-value certaine à sa formation personnelle et à son organisation notamment en terme de :

  • Réseautage : rencontrer et socialiser avec des personnes au niveau européen et international
  • Connaissance de projets dans des domaines d'intérêt
  • Maintien d’un niveau de connaissance grâce à l’aspect technique traité
  • Rencontre avec des experts permettant un éclairage très intéressant dans certains domaines
  • Meilleure compréhension des rouages et des critères de l’évaluation (excellence et impact)
  • Formation incomparable pour rédiger une proposition, par l’acquisition des critères déterminants de succès : mots clés indispensables, présentation des enjeux et des impacts, composition du partenariat, structure du projet et des Work Packages
  • Propositions de bonne qualité très stimulantes sur le plan intellectuel
  • Travail intense et mobilisateur, mais stimulant, et générateur d’une expérience indéniable
  • Une indemnité de 450€ par jour de travail, et remboursement des frais de mission à Bruxelles si besoin

Comment s’inscrire ?

Pour s’inscrire dans la base de données, il suffit de remplir un questionnaire détaillé, en ligne, qui renseigne la C.E. sur ses compétences, son profil, ses thématiques. Cela représente un effort de 1 à 2 heures afin d’apporter des réponses suffisamment pertinentes et convaincantes. Il est possible de remplir le dossier en plusieurs fois et de le mettre à jour à tout moment (aucune date limite).

Le choix des mots clés est capital pour être retenu comme expert. Ces mots clés et les compétences pointuesdoivent reprendre les termes de l’appel à propositions, tout en les proportionnant avec des compétences plus larges.

Il est conseillé de mettre à jour son profil régulièrement (1 fois par an ou tous les 2 ans maximum) pour l’adapter aux évolutions de champs d’intérêts et d’expertise souhaités par la Commission européenne, et in fine aux appels lancés. Cette actualisation est un facteur clé pour être sollicité (la C.E. doit renouveler sans cesse son panel, donc analyse régulièrement la base de données).

Points de vigilance exigés par la C.E.

L’expert évaluateur s’engage à deux points de vigilance : confidentialité et conflit d‘intérêts

La question du conflit d’intérêts est très importante et la Commission européenne est particulièrement sensible à cette question. La transparence, l’équité et l’impartialité sont impératifs ainsi que le respect de la confidentialité, la rapidité et l’efficacité. Le sens du compromis en est une résultante.

Confidentialité

L’expert doit respecter l’obligation qui lui est faite de :

  • Ne pas diffuser d’informations relatives à l’évaluation qu’il réalise ;
  • Ne pas entrer en contact avec les parties prenantes d’un projet ;
  • Ne parler des propositions (titre, contenu) qu’avec les experts évaluant la même proposition ;
  • Ne pas divulguer le nom de ses collègues experts, ni leurs opinions et les discussions (aucun lien ne doit être établi entre un expert et un appel à projet) ;
  • Préserver la confidentialité de tous les documents de travail (version papier ou électronique) qui ont servi à son travail d’évaluation.

 

Conflit d’intérêts

"Une situation de conflit d'intérêts apparaît quand un individu ou une organisation doit gérer plusieurs liens d'intérêts qui s'opposent". L’expert ne peut pas être impliqué dans l’évaluation de propositions sur un topic particulier si son organisation a déposé des propositions dans ce topic-là. Par conséquent, la Commission européenne décidera soit de retirer la candidature, soit de retirer le dossier qui aurait dû être évalué.

L’expert doit respecter l’obligation qui lui est faite :

  • D’informer la C.E. dès qu’un risque d’un conflit d’intérêts est connu (dans toutes les étapes de l’évaluation) ;
  • De ne pas évaluer de projet dans lequel un conflit d’intérêts existe, ni pendant la phase individuelle ni au cours des éventuelles phases collectives (consensus group, panel review).

Une situation de conflit d’intérêts sciemment dissimulée à la C.E. entraînera l’exclusion de l’expert de l’évaluation et son travail sera déclaré nul et non avenu.

Contact

Olivier Marco

Coordination des PCN

Fiscalité

Les indemnités versées par la Commission européenne aux experts-évaluateurs constituent une rémunération d'activité rentrant dans l'assiette des revenus à déclarer à l'administration fiscale, normalement au titre de l'impôt sur le revenu. En effet, elles ne sont pas soumises à un prélèvement d'office de l'U.E. et n'entrent pas dans le champ des frais de déplacement tels que définis par le droit français en vigueur.